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Le site classé de Clarabide

"Sanctuaire" naturel millénaire, la Haute Vallée du Louron et le secteur de Clarabide en particulier sont classés Site Protégé depuis 1996, entre 1100 et 3174 mètres d’altitude. Ces montagnes qui se méritent permettent une remontée dans le temps, sur les traces des bergers, des contrebandiers et plus tard des pyrénéistes, sans oublier l'avènement de l'hydroélectricité, dont l'arrivée a permis de désenclaver le secteur grâce à la construction du sentier des Gorges de Clarabide.

 

sentier d'interprétation de Clarabide Gorges de Clarabide, sentier d'interprétation transfrontalier  

Véritable monument dans la roche, ce sentier construit à la fin du XIXe s. permet l’accès à la région des Gourgs-Blancs, Clarabide et Aygues-Tortes ainsi qu’à la crête frontière.

Erigé lors de la construction du barrage de Caillauas, le chemin de Clarabide surplombe de superbes gorges et permet ainsi l’accès à ce véritable sanctuaire, refuge pour la faune et la flore. Le sentier serpente à travers la forêt pour ensuite, à partir de la Vierge de la Santète, érigée à l’attention de Notre Dame de la Garde, se transformer en balcon sur la Neste de Clarabide. Il devient pavé sur les derniers mètres avant d’arriver au refuge de la Soula.

Dans un souci de faire découvrir aux randonneurs les richesses qui les entourent, un parcours muséographique a été créé le long des gorges de Clarabides jusqu’au refuge de la Soula sur un programme commun avec la Comarca du Sobrarbe, et un financement européen. Les balises pédagogiques répondent à une demande croissante de connaissance du site traversé grâce à un procédé à la fois pédagogique, ludique et esthétique. Un dépliant explicatif est à votre disposition à l'Office du Tourisme.
 

Refuge de la Soula

Les "3000" de la Haute Vallée du Louron, hauts lieux du Pyrénéisme

Quelques extraits du très beau livre de Jean Chateau "Le Chemin de Clarabide" (Editions Arthaud)

"Longtemps est restée inexplorée la région des hauts sommets. on ne les connaissait guère, on les confondait souvent entre eux, on ne distinguait point l'Estos du Pic du Chat, ou les Gourgs Blancs du Pic du Port d'Oo. C'était la mauvaise montagne, la Machimale, qui après le Pic de la Hourque s'allonge vers l'Espagne -en France le Batchimale- la région maudite, le répondant de celle qui effraiera les guides de Ramond dans la Maladetta, qui leur donnera la "terreur blanche". [ ]

Au XIX ème siécle enfin on découvre les grands sommets. En 1848 le Capitaine Loupot triomphe du Batoua, proche de la Pez. Puis viennent Russel, Packard, Schrader. Russel s'adjuge le Pic du Port d'OO (1852) au fond de Caillouas, les Gourgs (1864), le Pic de Clarabide (1882), le Hourgade, (1881), le Spijeoles (1880) et bien d'autres pics encore le long du sanctuaire. Schrader aussi vient par là, et son nom sera donné au Grand Batchimale dont il fut l'explorateur (1878). Bien d'autres encore viendront, tentés par la bordure des pics du sanctuaire, et certains y laisseront la vie : Spont en 1906, à la brêche du Spijeoles, Arlaud en 1938 près des Gourgs, et d'autres au nom oublié..."

Ainsi, arpenter aujourd'hui les pentes des hauts sommets peu fréquentés de la Haute Vallée du Louron, c'est remonter le temps sur les traces des grands noms du pyrénéisme, attirés par l'aspect sauvage et inviolé de ces montagnes. 

Vallon de la Pez

Vallon de la Pez, cabane pastorale Jean Forgues Un vallon isolé et sauvage d’une grande beauté, enclavé par de hautes montagnes et fermé par la muraille du cirque glaciaire du Port de la Pez (2451m)

Ce vallon a toujours été une voie de passage, à la fois vers l'Espagne en passant par le Port de la Pez, et aussi aux temps anciens vers le vallon de Clarabide, via l'ascension périlleuse du col de la Hourque, avant que ne soit construit le chemin des Gorges de Clarabide.

Ainsi, au XVIIIè s. Antoine Megret d’Etigny (intendant de la généralité d’Auch) était chargé de réaliser les voies de communication entre le piémont et la plaine. Il a commencé à percer dans cette vallée de la Pez, sur une dizaine de mètres, un tunnel qui devait être financé par un péage mis en place à Labarthe de Neste. Ce tunnel aurait permis d’acheminer le bois espagnol vers la France pour la construction des navires.
 

Une petite randonnée non balisée d'une heure permet de découvrir l'entrée du Vallon de la Pez

Départ du parking de Pont de Prat. Montée : 1 heure, dénivelé 300 m 

Traverser le pont et suivre le chemin qui monte au-dessus de l’usine hydro-électrique de la S.H.E.M. (centrale de Tramezaygues). Après avoir dépassé un petit bâtiment et franchi une barrière, on atteint une prairie sur un replat.
De là, prendre à droite le chemin signalé : « refuge de la Soula / Clarabide/ La Pez ». Après avoir monté plusieurs lacets, on atteint la première bifurcation. 0h20
Laisser à gauche le chemin de la Soula et prendre à droite la direction La Pez (panneau). 0h45
Au Pont de Lespitau, traverser le torrent et continuez à vous élever sur le chemin qui reste maintenant sur la rive gauche. Après quelques lacets raides, on atteint le Pla de la Pez, près de la cabane pastorale de Jean Forgue, en général fermée.
Franchir une barrière (penser à bien la refermer) pour s'avancer jusqu’à l’entrée proprement dite du Vallon de la Pez.

 Bibliographie

- Topoguide "Randonnées et ascensions dans la Vallée du Louron et ses environs" par Jean François Rouys. Edité par l'Office du Tourisme, disponible à la presse de Loudenvielle et à l'Office du Tourisme de Bordères Louron. Toujours utiliser en complément la carte IGN Top 25 1848 OT

- Roman historique "Le Chemin de Clarabide" Jean Chateau - Editions Arthaud